Spent quite some time, though not nearly enough, reading on this topic while I was preparing for my presentation two weeks ago. It was a perfect topic since doubts about the role of intellectuals in society had been bothering me for so long. It's not resolved, but I certainly learned something about Sartre's approach. The link between his engagement and his existentialist philosophy was quite enlightening. I didn't use to take Sartre's philosophy seriously — I guess I didn't take to his naive support for the communist causes so much, but this limited research certainly sparked my interest in existentialism.
I also wonder if phenomenology can ever be overridden so long as human's (healthy, in my humble opinion) humility stands.
Pasted below is the text/hand-out for the presentation. I paraphrased lots of what I read and didn't put up footnotes properly. All used sources are included in the bibliography, though — well, I don't claim any intellectual originality for this presentation anyhow.
I also wonder if phenomenology can ever be overridden so long as human's (healthy, in my humble opinion) humility stands.
Pasted below is the text/hand-out for the presentation. I paraphrased lots of what I read and didn't put up footnotes properly. All used sources are included in the bibliography, though — well, I don't claim any intellectual originality for this presentation anyhow.
Exposé oral : Sartre et l’engagement des
intellectuels
Introduction
Né le 21 juin 1905 à Paris, ancien élève
de la célèbre Ecole Normale Supérieure (l’ENS), Sartre est un écrivain de
langue française et un philosophe mondialement connu. Auteur prolifique, il laisse
derrière lui une œuvre considérable sous forme de romans
(« La nausée », «
Les chemins de la liberté »), d’essais (« Réflexions sur la question juive », «
Plaidoyer pour les intellectuels »), de pièces de théâtre (« Les mouches », «
Huis clos »), d’écrits philosophiques
(« L’être et le
néant », « L’existentialisme est un humanisme ») ou de biographies (« Les mots
»). D’une manière ou d’une autre, nous avons tous un jour entendu parler
de Sartre, à travers son histoire d’amour avec la philosophe Simone de
Beauvoir, sa philosophie existentialiste, son rejet du prix Nobel de
littérature, ou bien encore, son engagement social en tant qu’intellectuel.
C’est ce dernier
point que J’ai choisi
d’aborder aujourd’hui. Je commencerai avec l’histoire de l’engagement des
intellectuels, citant en particulier deux affaires importantes dans l’histoire
de la France, l’Affaire Calas au XVIIIe siècle et l’Affaire Dreyfus
au XIXe siècle. Ensuite, je parlerai de l’engagement de Sartre et de
sa compréhension de la responsabilité de l’intellectuel. En guise de
conclusion, nous lancerons des réflexions sur la situation de l’intellectuel
aujourd’hui.
I. L’histoire de
l’engagement des intellectuels
a. Voltaire et
l’Affaire Calas, XVIIIe siècle
Jean Calas naît
dans une famille protestante en 1698. Il épouse Anne-Rose Cabibel, protestante
comme lui en 1731. Le couple a quatre fils et deux filles. En 1756, l’un des
fils se convertit au catholicisme.
Le 13 octobre 1761, Marc-Antoine Calas, le
fils aîné de Jean Calas, est retrouvé étranglé au rez-de-chaussée de sa maison.
Le capitoul du parlement de Toulouse, David de Beaudrigue, mène l’enquête. Bien
que Jean Calas proclame son innocence, de Beaudrigue le condamne au supplice de
la roue, influencé par la rumeur selon laquelle Jean Calas redoutait la
conversion d’un second fils.
Informé de
l’affaire par un marchand, Voltaire croit d’abord que Calas a tué son fils par fanatisme.
Mais après avoir rencontré Pierre, un autre fils de Jean Calas, Voltaire
commence sa propre enquête et finit par être convaincu de l’innocence de Calas.
Afin d’obtenir la
révision du procès, Voltaire utilise tous les moyens disponibles pour mobiliser
l’opinion publique. Il rédige plusieurs articles dans la presse et inonde de
lettres les personnes influentes. En novembre 1673, il publie l’ouvrage «
Traité sur la tolérance » sur la question de la tolérance religieuse.
En 1675, Voltaire
parvient à faire réviser le procès. Calas est déclaré innocent 3 ans après sa
mort. Voltaire est ainsi considéré comme le premier écrivain français à
s’engager publiquement dans une affaire judiciaire.
b. Zola et l’Affaire
Dreyfus, XIXe siècle
L’Affaire Dreyfus
commence lorsque Alfred Dreyfus, capitaine français de confession juive, est
condamné fin 1894 pour avoir prétendument livré des documents secrets français
à l’Empire allemand. Bien que l’armée française rende compte du vrai coupable
en 1896, l’État-Major refuse de reconnaître cette grave erreur
judiciaire : ce qui est fait est fait, on ne revient jamais en arrière.
Le 13 janvier
1898, Zola donne une nouvelle dimension à l’affaire en publiant en première
page du journal L’Aurore, une lettre
ouverte au président Félix Faure. Le 15 janvier, Le Temps publie une pétition réclamant la révision du procès, signée
des noms d’Émile Zola, Anatole France, Marcel Proust et Claude Monet. Les
procès Zola qui suivent font diffuser la réalité de l’Affaire Dreyfus au public,
tandis que Zola est condamné à un an de prison et à 3 000 francs d’amende, la
peine maximale. L’écrivain quitte la France avant la fin du procès et part pour
un exil d’un an en Angleterre.
L’Affaire Dreyfus
devient ainsi l’Affaire, divisant la société française en deux camps opposés, les
« dreyfusards » et les « antidreyfusards ». Enfin, la Justice a gagné. Dreyfus
est réhabilité en 1906, douze ans après sa déportation.
L’Affaire Dreyfus
a bouleversé la France. L’origine moderne du terme « intellectuel » se trouve
dans le « Manifeste des intellectuels en faveur du capitaine Dreyfus » (numéro
du 14 janvier 1898 de L’Aurore). Les « antidreyfusards » lui donnent un sens
péjoratif en le popularisant. Depuis l’Affaire, le mot « intellectuel » est
utilisé plus précisément pour désigner quelqu’un qui s’engage dans la sphère
publique pour défendre des valeurs.
II. Sartre au
XXe siècle
Dans la
continuité de Voltaire et de Zola, Sartre se présente comme un symbole de
l’intellectuel engagé, de 1944 jusqu’à sa mort en avril 1980. Il est l’un des
rares à avoir poussé si loin l’analyse de l’impossible statut de
l’intellectuel.
a. La guerre
et la transformation de Sartre
Avant
la Seconde Guerre Mondiale, Sartre n’a pas de conscience politique. Il est très
individualiste et nous connaissons très bien cette phrase dans « Huis clos
», « L’Enfer c’est les Autres ».
L’expérience de
la guerre le transforme complètement. Pendant la drôle de guerre, il est engagé
comme soldat météorologiste. En 1940, Sartre est fait prisonnier dans un camp
de détention en Allemagne. Cette expérience lui enseigne la solidarité avec les
hommes. Dorénavant, il se fixe un devoir dans la communauté. Sartre a commencé à faire partie du Parti
communiste en 1952. Il le quitte en 1956 après les chars [tanks] soviétiques ont
écrasé l’insurrection de Budapest.
Sartre n’a jamais
cessé son engagement en tant qu’intellectuel : ses prises de position sur
les guerres coloniales (la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie), ses
voyages en Union Soviétique, à Cuba, en Chine, son refus du Nobel, son
implication dans les événements de Mai 68, son militantisme gauchiste, etc.,
etc..
b. L’engagement
satrien
La notion
d’engagement chez Sartre est liée à sa philosophie existentialiste, à la
condition humaine comme telle. Nous sommes condamnés à l’engagement de la même
façon que nous sommes condamnés à être libres. L’engagement n’est pas l’effet
d’une décision volontaire : je ne décide pas d’être ou non engagé car je
suis toujours déjà engagé, comme je suis jeté au monde. Ainsi, l’homme est toujours
responsable. Personne ne peut prétendre à la neutralité puisque passer sous
silence, c’est encore choisir.
Dans « Plaidoyer
pour les intellectuels », Sartre définit l’intellectuel comme « quelqu’un qui
se mêle de ce qui ne le regarde pas ». L’intellectuel se rend compte de la
contradiction en lui-même entre « la recherche de la vérité pratique (avec
toutes les normes qu’elle implique) et l’idéologie dominante (avec son système
de valeurs traditionnelles). » Gardant à l’esprit cette contradiction,
l’intellectuel prend le point de vue des plus défavorisés et s’engage dans la
société.
Conclusion
Après Sartre, on
a eu Michel Foucault qui s’est battu pour les droits des prisonniers, on a eu
Pierre Bourdieu qui a lutté pour ceux des chômeurs. Mais on est en 2012
aujourd’hui, les sciences dures gagnent du terrain. Donc, la question se
pose: « Est-ce qu’il existe encore l’intellectuel comme eux ? »
Bibliographie
« Jean Calas ».
http://en.wikipedia.org/wiki/Jean_Calas [17 octobre 2012]
« Affaire Calas
». http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Calas [17 octobre 2012]
« L’affaire Calas
». http://www.site-magister.com/afcal.htm [17 octobre 2012]
« Affaire Dreyfus
». http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Dreyfus [17 octobre 2012]
« Émile Zola ». http://en.wikipedia.org/wiki/Émile_Zola
[17 octobre 2012]
« Intellectuel ».
http://fr.wikipedia.org/wiki/Intellectuel [18 octobre 2012]
« Jean-Paul
Sartre ». http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Sartre [18 octobre 2012]
WAGNER, Patrick,
« La notion d’intellectuel engagé chez Sartre », Le Portique [En ligne], Archives des Cahiers de la recherche,
Cahier 1 2003, mis en ligne le 17 mars 2005.
http://leportique.revues.org/index381.html [18 octobre 2012]
SAEIDABÂDI, Amir
Karimi, « L’étude de l’engagement selon Jean-Paul Sartre », La revue de Teheran [En ligne]. No24 novembre
2007. http://www.teheran.ir/spip.php?article106 [18 octobre 2012]
SARTRE, Jean-Paul,
Plaidoyer pour les intellectuels, Idées Gallimard, Paris, 1972, p. 12, p.
40-41.
MAUROT, Elodie, «
L’intellectuel à la française existe-t-il encore ? ». La Croix [En ligne], mis en ligne le 29 novembre 2009.
http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Actualite/L-intellectuel-a-la-francaise-existe-t-il-encore-_NG_-2009-11-29-569396
[18 octobre 2012]
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